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Zaurak Icewind : la Voie du Pouvoir

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1 Zaurak Icewind : la Voie du Pouvoir le Sam 26 Mai - 11:38


28 ans plus tôt

L’hiver avait été plus rude encore qu’à l’accoutumée cette année-là, poussant les êtres vivants dans leurs retranchements. Les voyageurs se faisaient rares, car les bêtes sauvages affamées n’hésitaient plus à s’en prendre aux humains, et ceux qui devaient absolument se risquer sur les routes du Coerthas le faisaient sous escorte armée.
Certains, cependant, n’avaient ni le rang social suffisant pour enrôler des gardes du corps, ni l’argent pour engager des mercenaires. Ceux-là ne terminaient pas toujours leur voyage de la manière escomptée.

Un cavalier solitaire bravait cependant les périls de la nature en cette fin d’après-midi brumeuse. Le temps blanc et le vent cinglant annonçaient un nouveau blizzard pour la nuit qui approchait. La haute et mince silhouette perchée sur un chocobo au plumage sombre semblait indifférente à son environnement, perdue dans une méditation bercée par le roulis des longues enjambées de sa monture.

Des hurlements déchirèrent le silence et le chocobo effrayé s’arrêta net, obligeant son maître à saisir le pommeau de sa selle pour ne pas perdre l’équilibre. Le cavalier sauta immédiatement à bas de sa monture, apaisa l’animal et tira un grimoire de sous son manteau. Quelques secondes plus tard, un carbuncle doré apparaissait à ses côtés, et le mage se mettait en marche d’un pas rapide et déterminé vers la source du vacarme.

Des hurlements de loup se mêlaient à des cris incontestablement humains et au détour du chemin un chariot de bois bâché immobilisé était cerné par une meute de loups. Le chocobo massif attelé au chariot avait été égorgé et son sang formait une mare écarlate sur la neige. Tandis que certains loups avaient déjà commencé à dévorer l’animal, d’autres s’en prenaient au cadavre d’un homme étendu à terre.
Une femme acculée contre le chariot tentait de se défendre contre les assauts de trois autres loups, assénant des coups de bâton désespérés sans cesser de hurler.
Le mage prononça un mot et le carbuncle bondit au cœur de la meute, explosant en une aura de flamme qui attira immédiatement vers lui l’hostilité des loups les plus proches. Cherchant en priorité à sauver la femme, l’arcaniste dirigea ses sortilèges vers les bêtes qui l’attaquaient. Mais la faim était plus forte que la douleur et la peur et le sang répandu affolait la meute. La magie abattit les loups, mais pas avant que l’un d’eux n’ait bondi à la gorge de la malheureuse, la déchiquetant de ses puissantes mâchoires.

Après avoir neutralisé la meute, le mage ne put que constater la mort des deux humains. Il contourna le chariot pour inspecter son contenu et se retrouva face à un enfant blotti derrière une caisse.
Valoroix n’était pas homme à être aisément surpris ou impressionné, mais le regard couleur de glace du gamin le figea sur place. L’enfant semblait en état de choc. Il n’avait pas émis un son, pas bougé. Son visage encadré de mèches blanches comme la neige restait inexpressif, mais son regard brûlait de rage.
Les sens affûtés du mage captaient la charge d’ether bien supérieure à la moyenne que concentrait le corps fluet du jeune hyur, et un instant le mage se demanda s’il n’était pas en présence d’un des démons de l’hiver dont les légendes ishgardiennes contaient les méfaits.

Le mage leva doucement les mains, abaissant sa capuche, révélant les traits fins d’un elezen adulte aux longs cheveux noirs légèrement grisonnants. Il ne sourit pas. Ce gamin-là n’attendait pas de lui un réconfort, mais une promesse.
Ils se regardèrent en silence un long moment, puis le mage fit un signe de la main.
« Tu peux descendre, il n’y a plus de danger. »
L’enfant obéit, toujours sans un mot, suivant Valoroix tandis qu’il déposait les deux corps sur le bas-côté et les recouvrait d’une toile trouvée dans le chariot. L’elezen se tourna vers l’enfant.
« Je ne peux pas les enterrer, le sol est gelé. Et on ne peut pas les laisser comme ça sinon les loups vont les dévorer. Je peux leur donner une fin digne, si tu me laisses faire. »
L’enfant hocha la tête, le visage grave.
Le mage se tourna vers les corps, soudain solennel. Le carbuncle avait disparu et l’elezen avait rangé son grimoire sous sa cape. La magie qu’il invoqua était différente, une lente mélopée aux sonorités complexes et aux résonnances profondes accompagnait ses gestes, et de ses mains tendues jaillit un feu pur et intense qui réduisit les deux corps en cendres.

L’enfant parut se détendre. Dans ses yeux la fureur avait fait place à la détermination, et les larmes coulaient à présent sur ses joues. Valoroix se retourna.
« Dis moi ton nom, maintenant. »
« Zaurak .»
Un seul mot, le premier son émis par l’enfant depuis qu’il avait vu ses parents massacrés.
« Zaurak, veux-tu venir avec moi ? »
L’enfant fixa le mage droit dans les yeux et répondit par une question : « Tu m’apprendras ? »
Valoroix s’autorisa un sourire. Inutile de demander ce que le gamin voulait apprendre. Il hocha la tête et répondit.
« Je t’apprendrai. Mais sache que ce sera long et difficile, et que l’échec se paie de la mort. Et que tu devras toujours obéir à mes ordres sans discuter.»
Une pause. Leurs regards rivés l’un à l’autre, saphir pâle contre émeraude.
« Veux-tu toujours me suivre ? »
« Oui. » La voix de l’enfant était rauque d’émotion, mais elle ne tremblait pas.

Valoroix sangla son chocobo au chariot, abandonnant la carcasse de l’autre monture aux bêtes sauvages, puis l’enfant monta sur le siège de bois à côté de lui, pour bientôt s’endormir d’épuisement, bercé par le lent mouvement de l’attelage.
Le mage leva les yeux vers les étoiles qui scintillaient entre les nuages, et sourit.
Nymeia, gardienne des Etoiles, je prends ce fil du destin que tu me tends. Puisse-t-il me servir dignement.

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Six ans plus tôt

La neige gelée craquait sous les pas lourds des soldats ishgardais.
Aux confins du Coerthas, dans les recoins les plus sauvages et isolés de cette terre livrée à un hiver éternel, une colonne d’hommes d’arme avançait en silence vers une maison de pierre grise à moitié enfouie dans les congères. Elle aurait paru abandonnée sans le filet de fumée qui s’échappait de la cheminée.
Arrivés en vue de leur objectif, les soldats se déployèrent, tandis que le chevalier qui menait l’opération se dirigeait vers l’entrée du bâtiment. Trois hommes en civil le suivaient.

Le chevalier s’arrêta à quelques mètres du seuil, et se retourna vers ses compagnons. Sur le plastron de son armure luisante était peint le blason des Durendaire.
Le plus grand des trois hommes rabattit sa capuche, dévoilant un visage austère à l’expression contrariée. L’inquisiteur toisa l’officier d’un regard aussi désapprobateur que son ton quand il parla.
« Vous savez aussi bien que moi qu’il ne se rendra pas. »
Le chevalier hocha la tête, mais ne plia pas.
« Cela doit être fait dans les formes, Monseigneur. Mes ordres sont clairs. »
« Les miens aussi. »
Sur cette réplique sèche, l’inquisiteur pivota sur lui-même et fit signe aux deux mages qui l’accompagnaient de se tenir prêts à agir.
L’officier prit une inspiration et lança la sommation. Sa voix claire et forte trancha le silence comme un couperet, résonnant entre les rochers dans l’air glacial.
« Valoroix Greystoke Durendaire, vous êtes cerné. Au nom d’Halone, rendez-vous ou nous donnons l’assaut ! »

A l’intérieur de la maison, le vieil elezen eut un sourire moqueur et se tourna vers son disciple.
« Le temps est venu, Zaurak, ils ont fini par me retrouver. Je n’aurai droit qu’à un seul essai. Tu es prêt ? »
Le jeune hyurois le fixa d’un regard où se mêlaient fierté et chagrin. De la peur aussi, même s’il ne l’aurait admis pour rien au monde.
« Maître, ils vont nous tuer. Ils sont trop nombreux. »
Valoroix secoua la tête.
« Cette chair est mortelle, mais notre essence immortelle est faite d’ether et l’ether peut exister sous d’autre formes, souviens-toi de ce que je t’ai enseigné. Je vais accomplir ce pourquoi je travaille depuis toutes ces années. Je ne te demande qu’une chose : emporte le Compendium. Protège-le et poursuis mon œuvre. »
L’apprenti releva la tête, honteux d’avoir douté, sa détermination reflet de celle qu’il lisait dans les yeux de son maître.
« Je vous en fais serment, Maître. Sur ma vie. »
« Alors utilise ce que je t’ai appris pour te protéger. Et observe. »

Zaurak se plaça en retrait, agenouillé au sol.
Devant lui, son maître déposa un épais grimoire.
L’apprenti connaissait bien ce livre. Création de Valoroix et synthèse de ses recherches, l’ouvrage magique était le support de son pouvoir et il avait également appris à son disciple comment l’utiliser.
Les pages de fin vélin couvertes de glyphes, de formules et de diagrammes arcaniques tracés au moyen d’encres alchimiques étaient serties dans une couverture à l’apparence faussement banale. Sous le cuir protecteur épais tanné de la peau d’un dragon se cachaient deux plaques taillées dans les cristaux d’éther pur imprégnés de pouvoir primordial du Mor Dhona. Les ferrures de la reliure avaient été forgées à partir d’un fragment de Dalamud et de nombreuses materia y étaient serties, dissimulées dans l’épaisseur du livre.
Sur les pages ouvertes se déployait un schéma particulièrement complexe et quand l’apprenti le fixa, il lui sembla que le tracé se mouvait de son propre chef. Les gemmes de pouvoir serties dans la reliure du livre luisaient dans la pénombre, irisant la pièce d’une lueur familière et réconfortante.

Valoroix se plaça face à la porte derrière laquelle ses ennemis l’attendaient.
Un bref regard derrière lui l’assura que le grimoire était en place et que son disciple avait commencé à élever ses défenses magiques. Il leva les mains et traça dans l’air quelques symboles précis. Les mêmes glyphes se matérialisèrent sous ses pieds, et le schéma du grimoire se mit à briller.
Zaurak sentit le lien arcanique qui le reliait au livre s’activer et, comme il en avait l’habitude, il puisa l’ether à travers le grimoire pour activer ses propres pouvoirs et élever ses boucliers. Mais il sentit aussi le flux d’énergie s’intensifier en direction de Valoroix et ses yeux s’écarquillèrent quand il comprit ce que faisait son maître.
Debout sur le glyphe catalyseur, Valoroix accumulait de la puissance.
Le cercle au sol irradiait d’une lumière aveuglante, mais le corps de l’elezen lui-même commençait à luire. Les cristaux sertis sous sa peau s’illuminèrent et le tracé arcanique tatoué sur son torse, ses bras et son dos s’embrasa, réduisant ses vêtements en cendres.
Zaurak observait, fasciné, et ressentait la perturbation éthérée qui s’amplifiait tandis que le mage canalisait toute l’énergie de la zone pour alimenter les sortilèges qu’il préparait. Le corps de l’apprenti réagit et ses propres catalyseurs s’activèrent alors qu’il se concentrait pour maintenir ses défenses, pleinement conscient que si ses boucliers faiblissaient il serait la première victime du pouvoir qui s’accumulait sous ses yeux.

A l’extérieur, les mages captèrent la variation de l’ether ambiant et alertèrent immédiatement l’inquisiteur.
« Monseigneur ! Il se passe quelque chose… il draine l’ether ! »
Le chevalier leva la main pour ordonner l’assaut, mais il ne termina jamais son geste.

Dans la maison, l’elezen se tenait à présent au cœur d’une faille ouverte sur le Néant, enveloppé d’un brasier d’énergie éthérée brute. Le pouvoir colossal qu’il rassemblait consumait son corps et son âme dans une extase inhumaine qu’il ne pouvait endurer longtemps, et le murmure de sa voix s’éleva en un chant exalté tandis qu’il écartait lentement les bras et libérait la magie destructrice.
Le premier sortilège vaporisa la porte et les murs, projetant des débris fumants et fondus sur les hommes en embuscade. Les suivants firent pleuvoir sur eux le feu, la foudre et la destruction brute du Néant.
Quelques minutes plus tard, quand les hurlements se turent et que la poussière retomba sur la neige, l’apprenti se releva, incrédule d’être encore en vie au cœur du cataclysme. Il ne restait de la maison qu’une ruine et de Valoroix qu’un tas de cendres que le vent glacial dispersait déjà.

La faille dimensionnelle s’était refermée, et Zaurak tituba. Il se sentait épuisé et nauséeux, sous l’effet du drain d’ether dont ses défenses ne l’avaient pas totalement protégé.
Retombant à genoux, il contempla le Compendium. Intact, le grimoire luisait férocement, imprégné de la magie qu’il avait absorbée. Le jeune homme fronça les sourcils en réalisant que le diagramme tracé sur les pages avait changé.
Machinalement, il tendit la main, et sursauta quand le livre se referma brutalement comme une mâchoire vorace, lui laissant à peine le temps de retirer ses doigts.
Alors qu’il considérait l’ouvrage avec méfiance, une voix douce familière résonna dans son esprit.

Pas encore. Tu n’es pas prêt. Pour l’instant tu dois disparaître. Cache le Compendium. Etudie, apprends, expérimente. Deviens un maître et ce savoir sera tien.

Choqué et émerveillé à la fois, Zaurak prit le livre dans ses bras, le berçant comme un enfant tandis que les larmes coulaient sur ses joues. La voix s’était tue, mais il ressentait la présence proche de son mentor, scellée dans le grimoire.
Au bout d’un moment il se redressa, et contempla pour la première fois le périmètre ravagé autour de la maison.
Il se tenait au centre d’un large cercle d’où toute forme de vie avait disparu. Les arbres desséchés semblables à du charbon de bois, quelques petits animaux morts dans la neige. Les deux chocobos à l’écurie n’avaient pas survécu. La roche elle-même avait pris une couleur gris terne en perdant son ether. Des filaments d’énergie violette émanaient encore des corps momifiés. Une telle dévastation portait la marque de la magie noire et ne passerait pas inaperçue.

Fouillant les débris, il constitua un paquetage et récupéra les quelques objets encore intacts auxquels il tenait. Le Compendium les rejoignit dans son vieux sac de cuir à bandoulière. Il prit son manteau et quitta les ruines sans se retourner.
Il devait quitter la région, se fondre dans le monde et se faire oublier. Une autre vie, le plus ordinaire possible. Ceux qui traquaient son maître ne renonceraient pas.

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Epoque actuelle, Gridania

Le soleil levant caressait les plantations alignées devant la petite maison.
Zaurak aimait cet endroit, calme et ordonné, résultat du travail passionné et méthodique des jardiniers de la Guilde des Botanistes. Il leur rendait des services et en échange Fufucha le laissait occuper une chambre dans une des habitations situées en bordure de son domaine. Il y avait installé son laboratoire d’alchimiste et son bureau. Ses récoltes personnelles séchaient sur des cordelettes pendues à la façade et ses semis poussaient dans des pots alignés devant la fenêtre.
Debout sur le pas de sa porte, respirant les senteurs mélangées du jardin botanique, le jeune mage sourit.

Il avait par ce biais et par l’usage de ses talents de médecin gagné la confiance des gridaniens, ce qui n’était pas un mince exploit. Il était resté cependant distant et solitaire au cours des dernières années, gagnant sa vie en menant des missions pour la Guilde des Aventuriers et voyageant régulièrement entre les cités-état d’Eorzea.
Uldah pour étudier à la guilde des Alchimistes, dont le maître fantasque et obsessionnel lui rappelait parfois son mentor. Des visites également aux Occultistes, dont le savoir spécifique l’aidait à élargir sa compréhension de la magie et de l’éther.
Limsa pour la guilde des Arcanistes, où il poursuivait la formation de base que Valoroix lui avait donnée.
La vision logique et mathématique de l’arcanisme guidait toute sa pensée, ce que son mentor définissait par le terme Universalité. Cela s’appliquait à son apprentissage de toute magie et l’avait conduit à devoir se montrer extrêmement prudent avec les Elémentalistes, dont il ne partageait pas la vision mystique. A ses yeux la magie était une science et en faire une sorte de religion le laissait perplexe.

Gridania avait été un refuge, un exil volontaire après la mort de Valoroix. Il devait s’éloigner des lieux où on pouvait l’avoir vu en compagnie de son maître, et il avait choisi les forêts de Sombrelinceul car cela lui offrait l’opportunité de découvrir la troisième branche de la magie qui lui était encore inconnue.

Ses débuts avaient été une complexe partie d’échecs entre ses secrets et la perspicacité d’E-Sumi-Yan, le temps qu’il analyse ce que le padjal attendait de lui, puis qu’il lui démontre par les actes qu’il pouvait maitriser les éléments fondamentaux même s’il ne comprenait pas ce lien mystique avec les esprits ou la nature dont nombre de gridaniens –mages ou pas- se réclamaient.
Il avait finalement utilisé ses propres méthodes pour établir le contact avec l’ether élémentaire au niveau le plus brut. Quand sa propre chair pouvait ressentir la terre comme un arbre enraciné dans le sol, ou le vent et l’eau sur sa peau, il n’avait besoin de rien d’autre.
A sa grande surprise, le padjal avait souri quand il lui avait expliqué ce qu’il avait fait, et s’était montré satisfait de ses résultats.
L’élémentalisme ajouté à ses connaissances alchimiques de base et à son savoir d’anatomiste faisait de lui un médecin compétent dont les services se payaient bien et il aurait pu s’installer durablement à Gridania, mais les années passant il savait qu’il ne pouvait continuer ainsi. La solitude lui pesait et rester trop longtemps au même endroit le rendait vulnérable.

Il commença à étudier les offres de recrutement des Compagnies Libres. Appartenir à l’une d’elles lui offrirait des compagnons, de la sécurité, davantage de moyens financiers et un cadre plus large pour ses recherches. Une part de lui-même aspirait à abandonner sa vie d’ermite et l’autre redoutait d’être ainsi exposé à des contacts sociaux dont il avait toujours été protégé. Cette ambivalence l’amenait à trier avec soin les offres, utilisant ses contacts à travers Eorzea pour recueillir des informations sur les différentes compagnies.
Lors d’un de ses voyages à Uldah, il croisa le chemin d’un vieil elezen arborant un emblème familier. Il se souvenait avoir déjà vu ce blason, au Coerthas. Les Loups d’Argent. Valoroix lui avait dit du bien de cette compagnie autrefois et leur réputation semblait bonne. On les disait efficaces et honorables. Leur histoire publique ne semblait guère paisible et Zaurak songea qu’ils auraient sûrement de la place pour un médecin.
Il était temps de tourner la page gridanienne.

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Journal de Zaurak Icewind
Cinquième soleil de la troisième lune astrale


J’ai postulé auprès des Loups d’Argent, et j’attends leur décision.
En attendant, j’ai pris congé de Fufucha, et déménagé mon matériel et mes archives dans une chambre du Dauphin Noyé à Limsa. Je compte y rechercher bientôt un appartement permanent si je suis recruté.

Hier soir j’ai décidé de commencer à engager des contacts sociaux. Une association uldienne d’aide aux nécessiteux ouvrait ses portes pour un accueil mensuel. Je me suis présenté comme médecin disponible pour soigner leurs réfugiés si nécessaire.
Les membres de l’association Opale disposent d’une maison à la Coupe, et reçoivent pour la soupe populaire autour d’un foyer installé dans le jardin.
J’ai rencontré ceux qui semblent être les dirigeants, un couple nommé Kyuuji et Eavan Atagi, et un jeune homme nommé Arei Tharn.

La soupe était bonne, mais surtout prétexte à conversation car je n’ai pas vu de miséreux ce soir, par contre j’y ai croisé des érudits et une artiste, ainsi qu’une aventurière dont le visage ravagé par des vilaines cicatrices a lancé un débat inattendu sur la magie et la médecine.
J’ai pu échanger avec un alchimiste nommé Laedryan, mais cette conversation fort intéressante a semblé pour une raison qui m’échappe froisser certains des présents.
Il a ensuite été question longuement d’un individu étrange qu’ils appellent le Bon Samaritain, un humain doté de pouvoirs magiques de guérison mais qui semble ne pas en contrôler les effets secondaires néfastes sur son environnement. Il a été mentionné un lien possible avec le Néant, je vais tâcher de suivre cette affaire.

Notes
Association Opale. Caritatif mais semble également mener des actions de terrain armées.
Laedryan Kaere. Humain. Lié à la Compagnie Libre Les Veilleurs. Erudit semblant compétent, alchimiste. A déjà travaillé sur des cas de pouvoirs natifs. M’a invité à me rendre à leur manoir pour consulter leur bibliothèque.
Arkel. Miqote. Fréquente les occultistes et semble avoir des connaissances en la matière. Possède un bâton d’origine allagoise. Connu des membres d’Opale. A surveiller.
Junko Matsuda. Aora. Artiste et mécène, a fondé un atelier public culturel qui enseigne les arts. Local à la Coupe 41 quartier 9.
Adeka fille de Xhula des L. Métisse humaine. Cicatrices au visage. Se définit comme ninja rouge. Membre de la compagnie d’aventuriers la Rose des Vents.

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Journal de Zaurak Icewind
Neuvième soleil de la troisième lune astrale


A l’heure où j’écris ces mots j’ai encore le crâne endolori et chaque muscle de mon corps se rappelle à mon souvenir de manière désagréable. Ce n’est rien de dire que les Loups testent leurs recrues. Le Commandant Varson nous a poussés jusqu’à nos limites hier.
Je ne peux que bénir la formation que Valoroix m’a donnée, car seule ma volonté m’a empêché de m’écrouler d’épuisement.
D’autres recrues potentielles étaient présentes. Deux sœurs mhigoises, qui se sont révélées des combattantes hors pair. Morrigan et Gretchen. Et une petite aora à l’air fragile, Genki, qui s’est présentée comme journaliste.

Nous avons d’abord eu des tests physiques. De la course et soulever des charges.
J’ai péniblement fini le circuit, et résolu l’une des épreuves de force en usant d’astuce, mais le reste était hors de ma portée.
J’ai pu me rattraper sur le parcours d’obstacles, qui demandait davantage d’agilité et de réflexion que de force brute. Et ensuite nous avons eu un test en situation de combat.
Notre adversaire était un grand aora, revêtu d’une armure amortissante et armé d’une épée d’entrainement aussi grande que lui.
J’ai testé sur lui mes techniques de combat habituelles, mais il a résisté à un sort capable d’arrêter un sanglier gridanien et a fini par m’aplatir contre un mur. Je vais devoir également améliorer ma maîtrise magique, il me faut plus de puissance pour franchir les défenses mentales d’adversaires aussi déterminés.
Je n’ai jamais été très robuste, mais mes lacunes dans ce domaine sont manifestes. Je vais devoir demander conseil à Kuuts pour un programme d’entrainement adapté.

Le dernier test faisait appel à une machine magitech. Il semble que cet artefact soit capable de générer des illusions quasi-réelles. Nous avons été confrontés à trois simulations destinées à tester notre loyauté et notre honnêteté.
Le test était facile, mais rien que son existence prouve que les Loups ne sont pas une compagnie ordinaire. Nombre de mercenaires ne se soucient pas de la moralité de leurs troupes, mais le Commandant Varson est clairement attaché à l’esprit de corps de sa meute. Cela implique que l’engagement n’est pas à prendre à la légère, mais aussi que l’on peut compter sur les autres en cas de coup dur. J’ai fait le bon choix.

Après tous les tests, nous avons été soumis au jugement des officiers. Le Capitaine Kailea, le Lieutenant Olrun, et Kuuts ont voté et nous avons tous été acceptés, y compris Genki qui n’y croyait pas.
Morrigan et Gretchen se sont tirées sans peine des épreuves physiques. L’ancienne pirate fait preuve à la fois d’assez de force pour soulever sans peine les rochers de l’épreuve et d’une agilité acrobatique qui a fait merveille sur le parcours d’obstacles et au combat. Sa sœur est tout aussi robuste et se bat avec un katana. Ces deux femmes seront des compagnons d’arme redoutables.
Genki est un cas à part. Encore plus frêle et faible physiquement que moi, elle ne s’est pas démontée et a survécu avec courage aux tests. Je pense qu’elle nous surprendra.

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